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forum Index du forum forumÉpoque grecque et romaine forumLes droits de l'homme et du citoyen. Cf Lecon 57 (Aristote

Auteur : Sujet: Les droits de l'homme et du citoyen. Cf Lecon 57 (Aristote  Bas
 Drizzt
 Modérateur
 Messages postés : 87
 ***
 Drizzt
  Posté le 08/09/2005 15:22:58
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Citation :

Le droit du citoyen a d'abord été une règle de proportion juste qui mesure le rapport des échanges. Aristote montre ainsi que le droit est dans les choses, il suppose une rétribution, un équilibre, une répartition juste entre des biens, des honneurs sociaux, entre un délit et sa sanction pénale. L'homme juste, c'est celui qui donne à chacun ce qui lui revient. Il ne donnera pas plus à l'un ni moins à l'autre, pas plus dans un bénéfice que dans une sanction pénale. Le droit défini alors la règle qui sert de référence selon le code de loi.




Si l'on s'attache à dire que le droit est dans les choses peut on aussi dire que le matérialisme dicte le droit ?

N'a-t-on pas, par cette règle déroger au principe affectif, qui motive la "raison"? En ce sens que l'affectif descend d'une strate et se place derrière la raison pour déterminer la chose tant fondamentale qu'est le droit ?

Leser quelqu'un en son coeur est il plus ou moins grave que leser quelqu'un en sa (ses) possession(s) ?
Sachant que la possession  touche quasiment le coeur de tout être humain (sauf peut être les Soufis, les Zen etc.) n'y a-t-il pas matière à matière à reflechir quant à cet aspect du droit qui se veut être dans les choses ?

Combien de jugements ont été rendu en faveur de personnes répugnantes ayant été lésées d'un point de vue matériel face à  une personne ayant été lésées d'un point de vue affectif, par ce qui les liaient ?

il suppose une rétribution, un équilibre, une répartition juste entre des biens, des honneurs sociaux, entre un délit et sa sanction pénale
Tout cela n'a-t-il pas un rapport avec l'affectif ? le coeur ?

Le sentiment de justice est-il raisonné ou provient il du coeur ?

La plus belle des victoires ... est celle que l'on remporte sur soi-même.
 abuzin
 Modérateur
 Messages postés : 926
 ******
 abuzin
  Posté le 14/09/2005 00:01:35
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En matière de droit, je ne crois pas que l'on puisse quantifier, donc apprécier,  le tort affectif porté à un être humain.

J'ai toujours bien aimé Asimov (écrivain de science-fiction). Ses trois lois de la robotique et toute son oeuvre montre bien les limites qu'un être pensant peut avoir comme perception du tort fait à un autre.

Citation :

Loi 1 : Un robot ne peut blesser un être humain ni, par son inaction, permettre qu'un humain soit blessé.

Loi 2 : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.

Loi 3 : Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu'une telle protection n'est pas en contradiction avec la Première et/ou la Deuxième Loi.




Un robot (être pensant sans affectivité) réagirait dans l'instant à une attaque matérielle envers un être humain, mais serait sans réaction devant une phrase en apparence anodine qui pourrait pourtant être lourde de conséquences (suicide) sur la personne qui en fait l'objet. Il ne peut, à moins d'être télépathe, ressentir pleinement le tort affectif fait à un autre être pensant.

La justice est comme le robot, elle ne peut, en conséquence, juger sereinement une chose aussi subjective que l'affectivité. Cependant, la justice, si elle ne peut quantifier le préjudice affectif, peut très bien reconnaître qu'il y a préjudice. On parle alors de préjudice moral. Les sanctions sont prévues dans la Loi et basées sur la jurisprudence.

La justice ne peut provenir que de la raison. Elle doit garantir en tous temps et en tous lieu, une justice équitable. Juger par le coeur équivaudrait à nier la justice, puisque le rendu d'une sentence serait tributaire de l'humeur du juge, d'un jour à l'autre, ou en fonction du juge, ou/et en fonction du lieu où est rendue la justice. N'oublions pas que si une victime à droit à une juste réparation pour un mal subit, une sentence qui dépendrait de l'humeur du juge et qui serait trop lourde serait un second mal fait à la victime, puisque ,moralement, elle en serait complice. Ceci dit, qu'en est-il, réellement, dans les faits ?

En fait, on en revient à nouveau à cette vision si particulière de notre forum. Nous devons mettre nos convictions de côté pour favoriser l'avènement d'une vérité objective, la plus universelle possible. La justice doit faire pareil. Il ne saurait en être autrement, sinon on permettrait aux victimes de rendre la justice elles-mêmes.

abuzin

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